Diester : le biocarburant miracle ?
Depuis des années on cherche à faire rouler les voitures avec autre chose que du pétrole, on a lancé le GPL et maintenant on songe à utiliser de l'hydrogène, du colza, de l'alcool ou même de l'eau. C'est souvent concluant au stade expérimental mais à à mon plus grand regret nombre de ces idées ne voient quasiment jamais le jour à grande échelle et pour le moment on ne peut toujours pas se passer du pétrole… La seule innovation à laquelle le grand public a eu accès demeurant au final le moteur hybride de la Toyota Prius. Aujourd'hui voilà que débarque un nouveau nom : le Diester, un carburant produit par la filière française des huiles et protéines végétales, Proléa. Le Diester (contraction de Diesel et Ester) est un biodiesel fabriqué à partir d'oléagineux (colza et tournesol) utilisable uniquement par les véhicules diesel.
Je savais qu'il était tout à fait possible de rouler en partie à l'huile de colza quand on possède un vieux moteur diesel mais ça restait marginal et surtout illégal… Par contre je découvre que ce fameux Diester est présent dans nos réservoirs depuis 1995 ! On en consomme sans le savoir, il est mélangé au gazole à hauteur de 7% quand on se sert à la pompe et à hauteur de 30% dans les cuves des entreprises et collectivités possédant leur propre parc de véhicules. Plutôt qu’un long discours, la petite vidéo ci-dessous explique tout ça très bien…
Sachant qu'on roule principalement au diesel en France, ce carburant semble être la solution miracle... mais le débat autour des biocarburants est aussi intéressant que complexe :
Je ne peux m'empêcher de me dire que là où on plantera du colza et du tournesol pour les véhicules, ce sera d'autant moins de terres cultivables pour l'alimentation de l’homme et le grenier que représente l'Europe pour le Monde deviendra de plus en plus précieux. Même si la production est encadrée par le plan Biocarburant de l’Etat et que les tourteaux issus de la fabrication du Diester servent à nourrir les animaux, il y aura certainement un impact sur le cours des matières premières alimentaires et ça accentuera à terme la famine...
Enfin reste aussi le problème du rendement : peut-on réellement produire suffisamment de Diester pour tout le monde sans pour autant couvrir la moitié du globe de champs de colza et de tournesols ? On cultive actuellement 2,1 millions d’hectares d’oléagineux (dont 500000 pour répondre aux besoins en huiles alimentaires des Français), combien en faudrait-il pour répondre aux besoins en biocarburant ? Sachant d’en dix ans la France a perdu 600000 hectares de terres agricoles du fait de la pression urbaine et de l’absence d’une politique foncière, il va falloir sérieusement réfléchir à comment utiliser l’espace disponible à l’avenir…
[Article sponsorisé]
Je savais qu'il était tout à fait possible de rouler en partie à l'huile de colza quand on possède un vieux moteur diesel mais ça restait marginal et surtout illégal… Par contre je découvre que ce fameux Diester est présent dans nos réservoirs depuis 1995 ! On en consomme sans le savoir, il est mélangé au gazole à hauteur de 7% quand on se sert à la pompe et à hauteur de 30% dans les cuves des entreprises et collectivités possédant leur propre parc de véhicules. Plutôt qu’un long discours, la petite vidéo ci-dessous explique tout ça très bien…
Sachant qu'on roule principalement au diesel en France, ce carburant semble être la solution miracle... mais le débat autour des biocarburants est aussi intéressant que complexe :
Je ne peux m'empêcher de me dire que là où on plantera du colza et du tournesol pour les véhicules, ce sera d'autant moins de terres cultivables pour l'alimentation de l’homme et le grenier que représente l'Europe pour le Monde deviendra de plus en plus précieux. Même si la production est encadrée par le plan Biocarburant de l’Etat et que les tourteaux issus de la fabrication du Diester servent à nourrir les animaux, il y aura certainement un impact sur le cours des matières premières alimentaires et ça accentuera à terme la famine...
Enfin reste aussi le problème du rendement : peut-on réellement produire suffisamment de Diester pour tout le monde sans pour autant couvrir la moitié du globe de champs de colza et de tournesols ? On cultive actuellement 2,1 millions d’hectares d’oléagineux (dont 500000 pour répondre aux besoins en huiles alimentaires des Français), combien en faudrait-il pour répondre aux besoins en biocarburant ? Sachant d’en dix ans la France a perdu 600000 hectares de terres agricoles du fait de la pression urbaine et de l’absence d’une politique foncière, il va falloir sérieusement réfléchir à comment utiliser l’espace disponible à l’avenir…
[Article sponsorisé]









2 commentaires:
Le Diester, c'était la préhistoire des biodiesels ...
Le vrai carburant miracle existe.
Il s'utilise comme du diesel mais est d'origine entièrement végétale ...
Mieux que le Diester, car il ne provient pas d'une huile alimentaire et n'entre donc pas en concurrence pour exploiter des terres utiles !
Il s'agit de l'huile de JATROPHA, tirée à partir des fruits d'un arbuste poussant dans les terres arides (Afrique, Madagascar, Inde) et connu depuis des siecles !
L'huile peut s'incorporer jusqu'à 30% du plein de gazole sans aucune modification. C'est déjà ça : moins cher, moins polluant et sans aucune modification des voitures ni des pompes des stations services !
Pour faire un plein 100% Jatropha, il faudrait modifier les pompes à injection ... mais cela est une autre histoire
En attendant, le JATROPHA est le seul biocarburant 100% écolo : qu'on se le dise
Ca a l'air joli ce JATROPHA, mais ça m'étonnerait que la récolte sauvage suffise à alimenter tous les véhicules.
Dans le genre y a aussi l'huile végétale pure. Zéro transformation, juste des graines pressées. Mais du coup, tout le monde peut en produire et ça pause un gros problème pour les industries de transformation et donc pour taxer le produit et en controler les ressources (cynique, moi ?).
L'autre problème est que pour produire ces bio carburants, il faut du carburant, il faut des produits phytosanitaires, il faut de la culture intensive quoi. Et le culture intensive, la terre ne lui dit pas merci.
Ajouté à cela la crise alimentaire qui affame déjà certains pays d'amérique latine, par exemple... on est loin de la solution miracle.
Quant aux technologies utilisant l'hydrogène, ou même l'électricité, tant que l'industrie pétrolière sera si puissante, aucune chance qu'elles ne déboulent un jour en masse sur le marché...
cynique, réaliste plutôt
Enregistrer un commentaire