19 juin 2008

Tokio Hotel a de la concurrence !


Mesdemoiselles les groupies amatrices de petits gars tout maigres, barbouillés de maquillage piqué à leur môman, avec une choucroute sur la tête et un look androgyne, vous allez être comblées ! On avait déjà Tokio Hotel et leur chanteur charismatique (traduire par gay non assumé) Bill Kaulitz, voilà déjà leurs dignes successeurs : Cinéma Bizarre ! C'est tout nouveau, c'est tout frais, ça fait un tabac chez nos amis teutons et ça va bientôt arriver, qu'on le veuille ou non, chez nous... Forcément Xhystos, découvreur de tendances et de groupes à la con est sur le coup. Cinq membres à croquer pour les midinettes, cinq noms ridicules : Kiro (bassiste), Luminor (clavier), Strify (chanteur), Yu (guitare) et Shin (batteur). Et dire qu'à une époque le petit Rock Voisine ou le petit Bono se faisait taper par ses camarades à cause de son nom... Ah qu'il est loin ce temps là !

Quoi qu'on en pense en les regardant, ce sont bel et bien des garçons qui composent ce nouveau groupe allemand ! On les dirait tout droit sortis d'un Final Fantasy, leur truc c'est d'avoir une belle crinière blonde, une peau blanche comme un mort et un look plus ou moins "japonais"... Petite précision utile trouvée sur Wikipédia : contrairement aux autres membres du groupe, Luminor se distingue par un look "gothique romantique". Euh... Pourquoi pas, on va pas le contrarier ! Différence notable avec Tokio Hotel, Cinéma Bizarre chante en anglais et aborde des thèmes nettement plus joyeux : "Sois ce que tu veux être, vis comme tu l'entends, aime ta vie et profites-en, sois positif !" ou encore "Habille-toi comme tu l'entends". Hummm... Autrement dit, attendez vous à ce que la chambre de vos bambins ressemble à un épisode de Devil May Cry et qu'un Chocobo broute vos pétunias dans le jardin. On vous aura prévenu !

16 juin 2008

Comment niquer une crédibilité ?


A gauche Richard Alpert, un des personnages les plus énigmatiques de Lost incarné par l'acteur Nestor Carbonell. Il fait partie des "Autres", est un proche de Benjamin Linus mais semble être aussi un natif de l'île. Hors de l'île, Richard se présentait comme un docteur recrutant pour la société Mittelos Bioscience... Là où le mystère s'épaissit c'est quand on retrouve Richard à différentes époques sans pour autant changer d'apparence, on dirait qu'il ne vieillit pas ! A droite Batmanuel, un des personnages les plus ridicules de la série Le Tique, une parodie de Batman incarnée par Nestor Carbonell. C'est un super-héros sans super-pouvoirs et sans capacités physiques extraordinaires, il a juste une très haute opinion de lui-même et se balade avec des oreilles de chauve-souris. Détail important : on prononce "Batmanouel" parce que le personnage a un sacré look de dragueur portoricain. Là forcément, ça devient beaucoup plus difficile de prendre Richard au sérieux, même s'il a abandonné ses fausses oreilles de chauve-souris !

11 juin 2008

L'Elysée ne connaît pas la crise...

Alors que tout le monde subit une perte de son pouvoir d'achat, se prend dans la gueule la hausse du prix du carburant, du gaz, des denrées alimentaires de base, de l'immobilier... Que notre bien aimé Président ex-BlingBling nous demande de nous serrer la ceinture... Alors que l'on nous conseille d'arrêter de nous plaindre, de travailler plus pour gagner plus parce que les temps sont durs et que l'Etat ne peut pas nous aider, ses caisses étant vides, le peu qu'il restait ayant fait office de cadeau fiscal aux plus riches... Alors que Nicolas Sarkozy veut diminuer le nombre de fonctionnaires car ils coûtent trop cher à l'Etat... Un document budgétaire transmis cette semaine à l'Assemblée Nationale nous apprend que les dépenses de l’Elysée ont augmenté de 8,4% en 2007 par rapport à 2006, passant donc de 32,383 millions à 35,111 millions d'euros. Quelle plus belle façon d'illustrer l'expression "Faites ce que je dis, pas ce que je fais" ?

Luc Chatel, porte parole du gouvernement, justifie la hausse du budget de l'Elysée en 2007 par l'intensification de l'activité présidentielle depuis l'entrée en fonction de Nicolas Sarkozy : "les déplacements en province ont été multipliés par trois, les déplacements à l'étranger ont été multipliés par deux...". Je suis sûr que les contribuables français apprécieront de savoir qu'ils ont mis près de 3 millions d'euros de plus de leur poche pour que Monsieur Sarkozy fasse du tourisme au Vatican avec Jean-Marie Bigard ou reçoive en grande pompe ce grand chef d'état qu'est Mouammar Kadhafi ! "Nous ne sommes ni des affamés ni des chiens pour qu'ils nous jettent des os", a déclaré hier le colonel Kadhafi en parlant des projets économiques proposés aux pays du sud dans le cadre du projet d'Union pour la Méditerranée que propose Sarkozy. Tiens, on dirait que l'opération séduction "Kadhafi fait du camping à l'Elysée" a été aussi inutile que honteuse...

09 juin 2008

A quand un noir à l'Elysée ?

Alors que les primaires du Parti Démocrate viennent de s'achever aux USA, Barak Obama revendique l'investiture de son parti pour se lancer dans la campagne des Présidentielles. Il devient du même coup le premier afro-américain à briguer l'investiture suprême des USA ! Ce pays qui a connu sa plus grande guerre quand quelques précurseurs ont voulu abolir l'esclavage et où jusqu'en 1960 la ségrégation raciale était encore légalisée et institutionnalisée... Ce pays où il a fallu attendre 1964 pour que le Civil Rights Act déclare enfin illégale toute discrimination basée sur la race, la couleur, la religion, le sexe ou l’origine nationale... Eh bien ce pays nous surprend en propulsant un candidat noir aux Présidentielles et, espérons le, à la Maison Blanche !

Regardons un peu chez nous. Notre devise "Liberté, Egalité, Fraternité" date de la Révolution Française, soit 175 ans avant que le Civil Rights Act.... Wouah la classe, on était super en avance sur notre temps, on peut être sacrément fiers de nous ! Maintenant, faisons un petit quizz : pouvez-vous me dire combien de candidats de couleur se sont présentés aux Présidentielles en France ? Pas la peine de compter, il n'y en a jamais eu, pas un seul. Il y a pourtant eu une vingtaine d'élections présidentielles depuis le fondement de la République en 1792 et jamais un candidat noir, d'origne arabe ou asiatique n'a figuré sur les bulletins. Pas plus de traces dans notre longue liste de ministres jusqu'à très récemment... La nomination d'Azouz Begag en 2005 comme Ministre délégué à la promotion de l'égalité des chances ouvrira la voie (même s'il reconnaît lui-même s'être fait berner), viendra ensuite Rama Yade comme Secrétaire d'Etat (même si je la trouve godiche, on va dire que c'est une avancée)...

Qu'est-ce qui cloche ?! On a bien failli avoir une Présidente en la personne de Ségolène Royal et on a bien un Maire de Paris homosexuel, on pourrait se dire qu'on en a fini avec la discrimination et que l'on est assez grand pour montrer un exemple de mixité en politique non ? Alors on va me répondre qu'on ne vote pas pour quelqu'un parce qu'il est de couleur mais pour ses compétences, tout à fait d'accord ! Tout comme on ne nomme pas des ministres godiches pour faire du gouvernement une pub Benetton... Mais tout de même... Il n'y aurait donc eu que des blancs compétents jusqu'à aujourd'hui ?! Ça ne vous étonne pas qu'aucune personne de couleur ne se soit portée candidate en France ? Est-ce que l'on pourrait seulement imaginer un jour, comme aux Etats-Unis, avoir un candidat noir sur nos affiches ? Et encore mieux, le voir gagner ?

05 juin 2008

Mon collègue est-il un branleur ?

S'il y a bien un métier où l'on peut se permettre de ne rien glander pendant des heures, des jours, que dis-je... des semaines parfois ! C'est l'informatique... C'est toujours apparu comme incompréhensible pour mes parents bien habitués au pointage cher à l'industrie, aux obligations quotidiennes et au travail manuel. C'est aussi difficilement explicable dans les dîners mondains : soit on passe pour un branleur, soit pour un mec qui bosse comme un fou mais qui ne veut pas l'admettre, donc qui se la pète... et c'est pas beaucoup mieux.

C'est pourtant vrai cher lecteur ! La vie d'un consultant (terme générique dont tout le monde s'accorde à dire qu'il ne veut rien dire, même en lui pointant une lampe dans sa gueule) est rythmée par des projets, des mises en production, des jalons qu'il faut attendre et passer. Il faut attendre l'accord de Marcel, Robert et Saturnin avant de pouvoir commencer à bosser, et quand on est motivé on trouvera toujours un con pour changer d'avis et vous casser dans votre élan glorieux. On vous demandera de finir un truc pour la veille et une fois que vous l'aurez livré, on vous oubliera pendant 10 jours, jusqu'au moment où un gratte-papiers se dira qu'au prix que votre SSII vous facture, il serait de bon ton de vous rentabiliser au mieux... ou de vous congédier quelques temps.

Et puis le principe même d'un "cycle projet" (ça claque hein ?) c'est de bosser à son rythme : vous êtes grand, vous savez ce que vous avez à faire, vous savez pour quand vous devez le finir et vous savez qu'on vous attendra au tournant. Après si vous n'avez pas envie de bosser le lundi parce que le week-end vous paraît encore trop proche (et pourtant si lointain), libre à vous de flâner entre la machine à café et votre bureau, et de rattraper votre retard le lendemain. Se responsabiliser, être autonome : c'est comme ça que ça s'appelle.

Alors non votre voisin de plateau qui a consacré une bonne partie de sa matinée à lire Crime et Châtiment en PDF et votre autre voisin qui a passé une heure à choisir un PC chez Dell (oups ça c'est moi) ne sont pas des branleurs, ils gèrent juste leur temps comme ils le veulent. Si ça leur chante de commencer leur journée en douceur à 9h30 et de bosser au calme jusqu'à 21h, pourquoi pas ? Certes, si ce rythme de travail pénalise le projet et plombe les charges de toute l'équipe, là ils deviendront des branleurs et se mettront à dos leurs collègues. Question de circonstances, chacun ses responsabilités. Histoire d'illustrer le propos, vous venez de lire un article écrit depuis mon bureau, faut croire que la journée n'était pas trop remplie ;-)

02 juin 2008

GangBang à Lille : 60 000 biloutes !


Odeur de frites/fricadelle émanant de la baraque à frites de Momo, canettes de Ch'ti à la pelle, parapluies dunkerquois qui cassent l'horizon de la foule, des "Hein biloute !" sur toutes les lèvres... On ne pouvait ignorer la Fête à Dany Boon qui a rassemblé 60000 biloutes... euh... personnes vendredi soir ! J'y suis allé me balader en rentrant du travail et on se serait presque cru à la Braderie, il ne manquait que les monticules de moules ! Bizarrement l'odeur m'a pas manqué. La Place du Général De Gaulle était noire de monde, tout le Nord s'était donné rendez-vous pour saluer Dany Boon... Mais ce n'était rien par rapport à la foule qui se massait autour du bus emportant l'équipe du film le long du Boulevard de la Liberté, vers le Champ de Mars qui allait lui aussi s'embraser jusqu'à minuit ! C'était un plaisir de prendre part à ce grand évènement populaire qui a rassemblé les foules autour de notre identité régionale !