24 mars 2006

Zavez de la pate, zavez du sucre...

Ceci sera mon dernier message… du mois (vous avez eu peur au moins ?), je pars cette nuit au ski avec des amis pour une semaine dans les Alpes. Première semaine de vacances depuis 8 mois car en tant que nouvel embauché, les congès c’est pas le pied… je regrette pas d’avoir pris un peu de temps libre avant de commencer mon premier boulot ! Ce sera la première fois que je skierai de ma vie (je suis souvent allé en vacances à la montagne, mais toujours en été) et j’ai bien peur que je revienne avec une jambe dans le plâtre… doué comme je suis en roller, je me dis que l’équilibre est loin d’être mon fort. Bon c’est rien on va essayer de prendre des cours et si vraiment je suis aussi doué que Gilbert Montagné pour skier, je me rabbatterai sur la luge, ou au pire le combo vin chaud et raclette. Ce petit break me fera le plus grand bien : je ne suis pas débordé au boulot (à vrai dire le contexte actuel fait que je n’ai quasiment rien à faire et ça ne gêne personne !) et justement je m’y ennuie (au début c’est marrant mais à la longue c’est déprimant) ; je suis revenu à la case départ dans mes recherches d’appart et depuis ce matin le printemps semble être reparti aussi vite qu’il est venu. Quitte à avoir froid, autant que ce soit dans une station de ski non ? Donc pour ces histoires d’immobilier, je suis un peu désabusé, j’avais trouvé ce que je voulais et voilà que pour des tracasseries administratives je ne peux y habiter, donc inutile de l’acheter. Si c’est pour avoir un appart que je ne pourrai occuper avant 2011, j’en connais d’autres qui sont deux fois plus grand et loué jusqu’en 2008 seulement (façon de parler) ! J’en ai revisité un hier soir dans Wazemmes (Rue Degland) mais il ne me plait pas, décidément j’ai vu tout ce qu’il y avait à voir dans mes critères, autant que je parte loin une semaine, quand je reviendrais les biens auront tourné et des préavis auront été donnés. Après tout l’immobilier tourne assez vite et ce qu’il y a de bien, c’est que du jour au lendemain on se remotive en tombant sur une annonce intéressante.

Toujours en vrac, parlons un peu musique. Je suis assez comblé de ce côté-là ! Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve que nous sommes dans une période très touffue musicalement parlant. Certes il y a des daubes, mais dans la masse, on découvre quantité de groupes, de chanteurs qui ont vraiment un univers à eux, un style propre, qui casse avec les éternels reprises ou les mélodies déjà entendues. Je crois que le domaine le plus significatif de cette profusion de talents est la nouvelle vague française : Thomas Fersen, Bénabar, Camille, Raphael, Olivia Ruiz, Anaïs, Benjamin Biolay, Jeanne Cherhal, Da Silva, Sandrine Kiberlain… Je pourrais en citer le double, c’est ça qui est génial ! Alors certes la plupart n’ont pas des voix géniales, je dirai même que la plupart ne sont remarquables que par leurs textes ou leur petit univers qu’il nous font partager. Mais je n’estime pas que ce soit un problème pour un chanteur de ne pas avoir une voix qui porte, après tout il y a bien des soirées où l’on se contente de lire des poèmes alors pourquoi pas des petites chansons sans prétention que l’on chante avec une petite voix, à peine audible parfois, mais tellement agréable à entendre. On peut s’interroger sur le terme "chanteur" mais on ne peut que tomber d’accord sur le terme "artiste". A côté de cette nouvelles génération, on voit des chanteurs populaires - et faisant partie du patrimoine pourrait-on dire – sortir des albums vraiment sympas ! Je citerai par exemple Julien Clerc avec l’album Double Enfance, ou encore Jean-Louis Aubert. Vraiment je trouve que nous sommes particulièrement bien servis en ce moment ! Même de l’autre côté de la Manche et de l’Atlantique, des dizaines de petits groupes bourrés de talents débarquent (Franz Ferdinand, Hard Fi, The Servant, Bloc Party, The Arcade Fire, The Strokes et plein d’autres…), il y en a temps qu’on sait juste que telle ou telle chanson est géniale, sans savoir le nom du groupe.

Cinéma : Du jour au lendemain

Dans Du jour au lendemain, Philippe Le Guay raconte l’histoire d’un homme terriblement malchanceux, François Berthier (Benoît Poelvoorde), pour qui la vie est spécialement ingrate : un chien hurle toute les nuits et l'empêche de dormir, la machine a café lui explose chaque matin au visage, son chef de bureau à la banque l'humilie sans cesse… et forcément il pleut… toujours. Et puis, du jour au lendemain (wouah vous voyez ça comme c’est bien intégré dans la narration), tout ce qui habituellement tourne mal se met à tourner rond. François se réjouie d’abord de ce miracle puis ne peut se contenter d’accepter la situation et veut comprendre pourquoi depuis ce fameux mardi le bonheur a sonné à sa porte et ne semble plus vouloir le lâcher. Je ne suis peut-être pas objectif puisque j’adore Poelvoorde mais j’ai trouvé ça plutôt marrant et léger, même touchant parfois, c’est le genre de film que l’on a envie de voir au Printemps du Cinéma. Divertissant sans être extraordinaire (Poelvoorde est vraiment l’unique ciment du film), le scénario est plaisant, mais à trop l’exploiter, le film semble traîner en longueur et tourner en rond au bout d’un moment : on s’ennuie sur la fin et on se demande comment le réalisateur va s’y prendre pour trouver une fin. Quelques seconds rôles comme Rufus en vigil fan de Bonaparte ou la secrétaire, Madame Delassusse, prêtent à sourire, mais rien de transcendant. On se rappellera aussi d’une vague tentative de comédie musicale au beau milieu du film, j’ai trouvé ce passage particulièrement mauvais et inaudible (un clin d’œil à Palace dans la banque où travaille Berthier aurait été plus marrant à mon avis). Agréable, ni plus ni moins.

23 mars 2006

Mon ami l'agent immobilier !


Ces derniers temps je ne parlai plus de mes recherches d’appartement pour la simple et bonne raison que je pensais avoir trouvé. Un bel appartement de 46m² avec balcon dans une résidence récente, en plein Vauban (Rue Catel-Béghin), à 3 minutes de Gambetta et de Masséna. Un parking en sous-sol, un appartement comme neuf, un cadre super, une résidence bien sécurisée, un prix raisonnable. Génial non ? Bah oui j’ai élaboré une stratégie avec un collègue qui m’a donné pas mal de conseils, j’ai demandé les plans, le bail, la convention, l’est visité deux fois… et j’ai fini par faire une offre ! Seul défaut de ce bien, il est loué, mais je fais comprendre à l’agent immobilier (Etude Immobilière de Lille) que je ne suis pas pressé et que je suis prêt à attendre que le bail arrive à terme pour pouvoir le récupérer (en effet un bien loué est vendu en moyenne 15 à 20% de moins que s’il était libre, le gain est vite calculé). Il m’assure qu’il n’y a aucun problème, que je pourrais le récupérer début février 2007. Consciencieux, j’appelle aussi le syndic de copropriété (Sergic) pour m’assurer de cette information, il me le confirme. Je jette un œil à la convention (document signé à la construction de la résidence qui plafonne les loyers) et au bail, certaines phrases sont un peu alambiquées mais l’agent me confirme à plusieurs reprises que je pourrai y habiter, que ce n’est pas la première fois qu’il vend un appartement là bas, ça semble parfait. Je me dis que c’est le bon, qu’il ne faut pas le laisser passer.

J’étais donc en pleine phase de négociation quand, en appelant par hasard la société chargée de la gestion de l’immeuble (Foncia) pour me renseigner sur un autre appartement à vendre dans la même résidence, j’apprend que les appartements sont réservés à la location selon les termes de la convention et ne peuvent donc pas être habités par leur propriétaire. Argh ! Je m’étouffe ! Je repasse le soir même à l’agence où j’ai fait une première offre (refusée) pour leur parler de ce "détail" : pour vous situer la différence est que tel qu’il me le présentait, j’aurai pu y habiter dès février 2007… alors qu’en réalité l’appartement sera loué jusque au moins 2011 ! L’agent s’empêtre dans ses explications, me dit que la convention n’est pas claire, que tout le monde le fait, qu’il n’y a aucun soucis. Son collègue vient l’aider avec des explications tout aussi vaseuses et finit par lâcher "oh mais de toute façon il n’y a jamais de contrôles" ! J’hallucine ! Il vient d’avouer… légalement il est donc impossible pour le propriétaire d’habiter cet appartement avant 2011, en supposant que le locataire parte de lui-même ! Je reviens chez moi, je lis et j’essaye de comprendre un passage de la convention et après un calcul assez tordu, il s’avère que quelqu’un possédant un appartement ne peut pas l’habiter, il en faut au moins trois pour en occuper un. Etonnant non ? Je rappelle l’agent immobilier, j’ai beau lui démontrer par A+B qu’il m’a raconté n’importe quoi, il fait semblant de ne rien comprendre, je conclus la conversation en lui disant que je n’allais certainement pas baser le plus gros investissement que j’ai jamais fait dans une magouille, que la loi et le texte étaient contre moi et que c’était indéfendable ! Bref, je lâche l’affaire et je vous conseille de vous méfier des agents immobiliers, c’est encore pire que ce que je pensais… de vrais escrocs. Suivant !

22 mars 2006

Lille aux Trésors : J-12


Puisque vous semblez être joueurs, je vais vous proposer très prochainement un petit divertissement pour lequel il va falloir être malin : "Lille aux Trésors" (bon c’est vrai que j’ai pas cherché longtemps pour trouver un titre, et puis "Lille de la tentation" c’était pas le même concept, on le garde pour plus tard). Même Arthur va nous l’envier, mais j’avoue que j’espère faire quelque chose de légèrement plus réfléchi que les jeux de TF1. Chaque semaine, pendant 10 semaines (on va appeler ça une saison pour faire pro), je vais vous donner une énigme à résoudre, le seul point commun entre celles-ci est qu’elles traitent de Lille de manière générale : de son histoire, de ses lieux, de ses personnages contemporains ou non. Aidez vous de ce que vous voulez pour trouver, mais il vous faudra bien souvent mettre le nez dehors et aller dans les rues de Lille pour connaître le fin mot de l’histoire… à moins que vous ne connaissiez votre ville sur le bout des doigts !

Je n’accepte que les réponses laissées en commentaire, je les publierai au fur et à mesure de leur réception, peu importe que vous puissiez lire les réponses de vos prédécesseurs puisque c’est celui qui aura donné la bonne réponse le premier qui gagnera les points (10 points pour le premier, 5 pour le second et 1 pour le troisième) et rappelez vous que ce n’est pas forcément une idée lumineuse que de s’inspirer de ce que disent les autres. Je lancerai chaque énigme en début de semaine, en principe le lundi sauf empêchement et pour ce qui est du délai pour répondre, je n’en fixe pas, tout dépendra de la vitesse que vous mettrez pour réfléchir, de la difficulté de l’énigme… Si une devinette n’est pas résolue à la fin de la semaine, je divulguerai un indice. Il y aura des énigmes plus faciles que d’autres, je verrais bien en fonction des réponses s’il faut corser le jeu, ou le contraire.

La première énigme de "Lille aux Trésors" sera divulguée la semaine 14, c’est-à-dire le 3 avril. La saison de ce formidable divertissement (bon je sais j’enjolive un peu) devrait prendre fin vers mi juin, peut-être plus tard si vous butez sur certaines énigmes. Nous ferons les comptes finaux de points (les scores seront consultables n’importe quand durant le jeu) et la remise des prix à cette époque. Alors… prêt à jouer ?

Cinéma : Toi et Moi

Toi et moi est un mélange de comédie et de romance réalisée par Julie Lopes-Curval, avec dans les rôles principaux Marion Cotillard et Julie Depardieu. L’histoire est la vie d’Ariane, rédactrice de romans-photos, qui a tendance à transposer dans ses écrits sa vie amoureuse et celle de sa soeur Lena, en les embellissant. Pourtant leur vie est loin d’être un roman : Ariane s'accroche à Farid qui n'a que faire d'elle tandis que Lena s'ennuie auprès de François, son compagnon. Pour ce qui est de mon avis sur le film, j’ai vraiment failli quitter la salle avant la fin… euh… à vrai dire, j’avais même envie de quitter la salle à la vue d’un générique tout rose, très typé soap. Le film en lui-même est un roman-photo ! On ne comprend pas où la réalisatrice veut en venir, les actrices ne semblent pas plus le savoir, l’histoire est sans cesse coupée par des effets de style bien lourds (une réinterprétation de ce que l’on vient de voir façon roman-photo), du rose à tous les coins de rue, une histoire niaise… j’ai eu l’impression de regarder "Le miel et les abeilles" pendant 1h30 ! Pas de chance non plus pour le film, nous nous sommes retrouvés dans une salle aussi grande qu’un bus, il devait y avoir grand maximum 30 places et l’écran était 3 fois moins grands que ceux des salles habituelles ! C’est bien simple, avec des sièges ressemblant à ceux de l’Enterprise dans Star Trek et une salle grande comme un habitacle (fallait pas être claustrophobe), la première impression que j’ai eu était que je m’étais trompé de salle et était arrivé dans l’attraction StarTour à Disneyland ! J’avoue que je m’attendais vraiment à ce que des vérins hydrauliques fassent bouger le sol au rythme de l’action du film, malheureusement, vu le peu de péripéties que comporte ce film, je n’ai pas eu l’occasion de les voir fonctionner. Quant aux actrices, c’est tout ou rien : Julie Depardieu vit dans un monde de sucre et passe pour une vraie potiche, et à l’opposé Marion Cotillard tire une gueule de dix pieds de long pendant tout le film, habite dans un appartement aussi chaleureux qu’une chambre froide et se retrouve fagotée comme les filles Ingals de la Petite Maison dans la Prairie. Moralité : à voir si vous êtes une lectrice acharnée de Nous-Deux, sinon ne perdez pas votre temps.

20 mars 2006

Opération Pièces Jaunes

Comme chacun le sait, chaque année la fondation des hôpitaux de Paris organise une Opération Pièces Jaunes avec notre bonne vieille Bernadette ! Les centimes des donateurs sont collectés afin d'améliorer les conditions d'hospitalisation, une belle cause. Une part de l'opération réside dans le TGV pièces jaunes, gros coup médiatique pour la première dame et David Douillet. Selon le Canard enchaîné du 22 février 2006, les recettes drainées par le TGV ne seraient pas publiées en raison du large déficit de l'opération. Le journal critique également le manque de clarté des comptes publics de l'opération, qui ne publie qu'une seule page, dans laquelle s'était, de plus, glissée une erreur : les frais de fonctionnement ne s'élevaient, en 2004, non pas à 36,3 % mais 39,3 %. Comme si cet article du Canard enchaîné ne suffisait pas, Marcel MAGNON, un Conseiller Municipal de Montélimar a publié un article le 8 mars dernier. J'ai vérifié, ce n'est pas un hoax, les infos se recoupent avec le journal et la source est le site de ce même conseiller. Voilà son contenu, no comment.

Bernadette Chirac est venue à Montélimar faire son cinéma pour récolter ses pièces jaunes. 200 kg de pièces ont été recueillies (correspondant à environ 10 000 € ). J'ai interrogé M. le Maire (UMP) de la ville pour savoir combien cette opération nous avait coûté. Sans compter le prix de l'affrètement du TGV spécial, du détournement de plusieurs trains sur l'Ardèche, le coût du personnel des services techniques et de la police municipale etc, la ville a déboursé 80 000 € ( pris sur nos impôts locaux, bien sûr ).
Mais, plus choquant encore, les chambres et repas, dans un des meilleurs hôtels-restaurants de le région, pour « la première dame de France » et son aréopage de 130 personnes ont été réglés avec un chèque de l'association « Opération Pièces Jaunes ». Quand on pense à tous les petits enfants qui ont cassé leur tirelire pour faire de la publicité à Mme Chirac, au Maire de Montélimar et payer ces agapes ! Certains n'ont pas beaucoup de vergogne.