29 novembre 2006

Invasion de sacs plastique !

Il vient de se passer un truc. Rien d'exceptionnel à vos yeux mais quand même c'est flippant. J'ai rangé tranquillement mes courses en revenant de chez Chronodrive tout à l'heure et j'ai laissé comme à mon habitude les paquets plastique au milieu de la cuisine. Dans un élan de courage invraisemblable je me décide il y a quelques minutes à les ranger, j'ouvre la porte de la cuisine à gauche du four (ouais monsieur j'ai une cuisine incorporée !) et je me rend compte qu'il n'y a plus de place... J'ouvre grande la porte, je sors quelques paquets, encore quelques uns, un paquet contenant d'autres sachets et ainsi de suite... Aaaaaaahhhhhh ! J'en sors, je sais pas, une centaine ? Et je réagis que j'ai devant les yeux tout ce que j'ai accumulé depuis des mois de courses chez Chronodrive, au Furet, chez Douglas... Je retrouve même une bonne dizaine de sachets réutilisables, échangeables à vie, que j'ai acheté avec la ferme intention de m'en resservir. Et je me dis que mon obsession à refuser de prendre un sachet le plus souvent possible dans les magasins, de ramener des cartons plutôt que des plastiques (et j'en entasse des cartons, faut voir !), de laisser les sachets qu'on me donne même quand je n'ai qu'un ou deux articles... pèse peu à côté de ce stock. Alors que faire ? Bah oui.... Que faire ? Etablir un plan d'action évidemment !
  • La prochaine fois que je passe chez Chronodrive, je leur rend les sachets qui viennent de chez eux. Ils annoncent sur leur site qu'ils les reprennent bien volontiers, écologie oblige.
  • Je dois penser à mettre les sacs tissés achetés chez Auchan ou Decathlon dans mon coffre. Je passe mon temps à me dire de le faire et j'en rachète toujours car je ne les ai jamais quand j'en ai besoin.
  • Et le cas échéant ramener à mes parents un stock de sacs plastiques qu'ils utiliseront comme sacs poubelles. Bon d'accord c'est un peu beaucoup la solution de facilité ça...
A l'avenir, il faut que j'essaye d'en récupérer le moins possible. Parce que tout compte fait, même si Auchan ne donne plus de sacs plastique (et encore, je ne sais pas si c'est le cas dans tous ses magasins), on peut malgré tout continuer à en acheter pour quelques centimes... et il faut bien avouer que c'est tentant quand on a oublié son sac réutilisable. Et je ne parle même pas des petits vieux qui chipent des plastiques au rayon fruits/légumes d'Englos pour emballer leurs courses une fois à la caisse ! Pourquoi ne peut-on pas essayer d'être un peu plus radical à ce sujet ?! Il n'y a aucun sac disponible chez Aldi - autre que les gros sacs réutilisables - et personne ne s'en plaint... IKEA ne vend que des sacs en toiles ou en papier, et ça convient à tout le monde ! D'ailleurs la plupart des clients essayent dans la mesure du possible de repartir avec leurs achats dans les bras ou dans le caddie sans sachets, il suffit d'obliger les gens à le faire. Je suis outré quand je vois à Monoprix quelqu'un repartir avec un citron ou un unique CD dans un sachet plastique, ça devrait pas venir à l'idée du client d'en prendre un (machinalement) et encore moins à l'idée de la caissière d'en donner. IKEA à ce niveau me semble être un bon élève étant donné que même leurs produits sont la plupart du temps emballés avec un maximum de carton et un minimum de plastique.

Donc voilà c'est décidé, je vais militer pour que les magasins passent aux sacs en papier, emballages écologiques faits à base de vieux papiers recyclés et tellement plus jolis que des sacs en plastique verts ou transparents. Même que dans les films les américains ont toujours des sacs en papier en faisant leurs courses, et pourtant ce sont loin d'être des écolos dans l'âme ! Imaginez un peu, vous seriez un peu le héros de Desperate Housewives ! Et pour la blondasse là bas au fond qui s'apprête de me dire "Ah ouais mais le sac en papier c'est pas assez solide hein !", je lui dirai de prendre un carton ! C'est bien les cartons, les magasins en jette des milliers, autant s'en servir ! Et puis certains magasins vendent des cabas en cartons, et rien ne vous empêche d'en laisser dans votre coffre, c'est à mon sens ce qu'il y a de plus pratique.

27 novembre 2006

Football et Lutins de Noël

C'est quoi ce bordel en ce moment avec le foot ?! Y'en a toutes les semaines à la télé, ils mettent des panneaux sur l'A21 pour un match avec une équipe au nom inprononçable, ils nous saoulent à commenter les matchs à la radio le week-end (sur deux stations pour être sûr qu'on le rate pas), ils font les titres avec un supporter tué par sa propre bêtise, ils arrivent encore à être choqué en voyant des supporters se taper sur la gueule, et voilà que Denisot consacre l'émission de ce soir au foot. Y'a une coupe du monde ? On a gagné un truc et je suis pas au courant ? Ou alors c'est un coup monté de Lille Métropole pour que les gens aiment le foot et donnent des sous pour le nouveau stade ?! Non franchement les gars, on est bientôt en décembre, il caille dehors, faut arrêter d'aller faire les cons en short sur la pelouse. C'est un truc à attraper une angine et en plus je commence vraiment à saturer. Au pire si vous êtes pas foutus de tenir en place, achetez un baby-foot ou un Subbuteo ! On est le 27 novembre et à cette époque là on monte des chalets en bois, on met des lutins de Noël en vitrine, on emballe des cadeaux - du moins on y pense - et on monte sur le toit pour mettre les guirlandes électriques qui clignotent... Mais on arrête de jouer avec ses copains dehors à pas d'heure ! Non mais oh ! En plus avec le Subbuteo on est raccord avec les lutins et on peut réutiliser les bonhommes sur la buche du réveillon. Que demande le peuple ?

Mon orange de Noël

Blasé. Voilà un terme qui semble convenir quand on me parle de cadeaux de Noël. Cela fait déjà quelques années que, quand on (mes parents notamment) me demande ce que j'aimerai avoir pour Noël, je ne sais pas quoi répondre. Je n'avais tout simplement besoin de rien de spécial et ce dont j'avais envie je me le suis payé seul sans attendre, et c'est encore plus vrai depuis que je travaille. Je suis très heureux quand je reçois un cadeau, là n'est pas le problème, c'est juste que je ne ressens plus rien de comparable à ce que j'ai connu par le passé. Il fut une époque où je faisais des listes à n'en plus finir, plusieurs mois avant cette échéance, et où j'attendais avec impatience de voir les paquets sous le sapin. En grandissant, en devenant un adulte, cette attente et cette excitation se sont envolées. Je me rappellerais toujours ce soir où mes parents m'avaient acheté ma première console de jeux : une Master System 2, avec Alex Kidd et Shinobi (ça c'était du bon jeu !). Il était déjà tard quand j'ai ouvert le paquet et je n'y ai peut-être joué que vingt minutes et pourtant j'ai l'impression que cette partie a duré des heures tellement j'étais heureux de l'avoir dans les mains, tellement je l'avais attendue. Cette console je l'ai toujours, elle a fait des kilomètres entre la maison de mon grand-père, de ma grand-mère, de mon voisin, de mes copains... J'y ai joué jusqu'à ce que les couleurs déconnent et les manettes soient rafistolées avec du scotch. Sans parler que les Noël suivants étaient souvent une occasion d'obtenir le dernier jeu sorti tant désiré car à l'époque il était impossible de pirater quoi que ce soit !

Je suppose - et j'espère - que c'est ce que ressentent tous les enfants quand ils recoivent leur cadeau, que ce soit à Noël ou pour leur anniversaire. Ceci dit je me demande si le fait d'être blasé avec le temps est dû au fait que je grandisse (et que je n'attende plus d'occasion particulière pour obtenir ce qui me fait envie), ou si c'est l'époque dans laquelle nous vivons qui veut ça. Je me le demande car lors de mon dernier Noël en famille, mes petits cousins et leurs propres teignes de cousins ont ouvert leurs paquets sans ménagement et l'émerveillement fut aussi court qu'intense. Dans mon cas j'ai certainement participé pleinement à cette désacralisation du cadeau de Noël étant donné que je parvenais à me faire un peu d'argent sans attendre Noël et que ma mère a très vite pris l'habitude de me demander explicitement quel cadeau j'aimerai avoir, ce qui forcément enlève l'effet de surprise. Il m'est même arrivé d'avoir mon cadeau bien avant Noël et d'entendre "Eh bien ça sera ton Noël". Alors on fait dans la surenchère, on offre des cadeaux de plus en plus gros, de plus en plus chers, mais rien n'y fait... L'émerveillement n'est finalement peut-être lié à l'attente, tout comme l'excitation dans une montagne russe est due au temps passé dans la queue. Que reste t'il de ce moment prétendu magique pour les enfants si l'on ne respecte plus la date ou le secret ? Certes les enfants font des listes mais ils ne savent tout de même pas à coups sûrs ce que le Père Noël va leur ramener ?

Je garde un excellent souvenir de tout cela et beaucoup de nostalgie de cette époque où l'on croyait encore qu'un gros barbu sur un traineau distribuait les cadeaux (non sans blague, vous avez pas remarqué ?). J'adore encore profiter des illuminations de Noël et je suis impatient que Lille s'embrase à nouveau ce qui ne devrait pas tarder puisque j'ai croisé les employés communaux y travaillant à 2 heures du matin. J'ai bien essayé de retrouver cette ambiance autour des cadeaux de Noël mais il semblerait que l'on perde cette faculté à s'émerveiller de peu en même temps que l'on grandit. Suis-je le seul à ressentir ça ou c'est le cas de vous aussi ?! Je garderai cependant toujours à l'esprit le récit des Noël de ma mère étant enfant et je me rappellerai combien elle dit avoir été heureuse quand on lui a offert une simple orange pour Noël et combien elle a pleuré quand ma grand-mère lui a acheté une paire de pantoufles faites de deux pieds gauches ! Mon orange à moi, c'est ma Master System 2. J'ose espérer que les enfants ont encore aujourd'hui leur orange. Et vous ? C'est quoi votre orange ?

24 novembre 2006

Ca aura enfin fini par payer !

Je ne sais pas si c'est parce que la saison des miracles de Noël approche ou si c'est parce que j'ai harcelé au téléphone certaines personnes ces derniers mois, mais de bonnes nouvelles contenues dans de jolies enveloppes tombent cette semaine. Tout a commencé quand j'ai trouvé ma nouvelle carte bleue au courrier lundi soir, je n'y croyais plus après mes nombreux coups de fil et réclamations. Arrive ensuite le lendemain une inattendue lettre du magasin de meubles qui me rembourse mon accompte comme par magie alors qu'ils n'ont pas donné signe de vie depuis des semaines et n'ont jamais semblé comprendre à chaque fois que je demandais l'annulation de la commande... Ouais cool ouh ! Hallelujah ! Les bonnes nouvelles arriveraient elle en série ?! Il faut croire que oui car hier j'appelle une énième fois Virgin Mobile (ça fait quand même bientôt 4 mois que j'attend un remboursement, mais je persévère), je me heurte une nouvelle fois à un mur, je finis par trouver à force de ruse comment joindre le sacrosaint "service remboursement" en passant par un standard dont je trouve le numéro... dans l'annuaire ! Merci à l'hotesse du service client d'avoir laisser échapper le nom de la ville où se trouve le service en question. Je finis enfin par tomber sur quelqu'un qui semble être honnête et me demande mon RIB afin de pouvoir me rembouser dès la semaine prochaine. Tous ensemble encore une fois mes frères : Hallelujah ! Serait-ce la fin d'une aventure ?! Et enfin un dernier miracle hier, en rentrant du bureau, quand j'ai reçu un chèque du notaire me remboursant ce fameux détartrage qu'il m'avait facturé, tout pile deux semaines après mon deuxième coup de fil (au ton nettement plus agressif que le premier) pour réclamer mon dû ! Hallelujah ! Tout ça pour dire qu'il ne suffit pas de demander gentiement pour obtenir gain de cause, ce n'est qu'en rappellant encore et encore, en ne lachant pas l'affaire et en durcissant le ton que l'on finit par se faire entendre. C'est bien triste de devoir en arriver là...

22 novembre 2006

Xhystos se refait une beauté !

Après quelques heures - bon j'avoue des journées ! - passées à triturer le nouveau système de template de la Beta Blogger, à adapter un magnifique template WordPress conçu à l'origine par Armand Ghyslain, à bidouiller du CSS et à redécouper des images... Voilà enfin la nouvelle version du blog ! Le plus gros est fait, il reste encore à rendre complétement dynamique les encadrements verts et bleus par acquis de conscience et à rajouter quelques petits trucs par ci par là. J'espère que vous aimerez, en tout cas moi j'aime et c'est déjà ça ! Maintenant que j'ai fini, je peux vous le dire, le nouveau système de template Blogger est vraiment pas pratique ! C'est certes très facile de modifier la disposition des élèments de la page, les couleurs et les polices de quelques pavés de texte, ou d'appliquer un nouveau template tel quel mais pour rentrer dans les détails c'est vraiment une autre histoire... En voulant proposer une interface ultra simple aux novices, Blogger a forcément du planquer les aspects techniques de la chose dans des boîtes noires (les widgets en l'occurence) qu'il est facile d'utiliser mais relève de l'usine à gaz quand on veut les modifier en profondeur. Malgré tout on y arrive, il faut juste s'armer de patience ! Mon template évoluera surement encore par la suite, mais vous avez là la première version stable.

21 novembre 2006

Londres-Bombay au Fresnoy

Après un mercredi midi passé comme à l'habitude au bowling (je ne m'étendrais pas sur mon score vu que j'ai joué comme un pied à cause d'une foulure du petit doigt, vous pouvez vous moquer !), j'ai enfin pu organiser une petite sortie au Fresnoy jeudi dernier. C'était en même temps l'occasion de faire d'une pierre trois coups ! Tout d'abord parce que j'adore l'architecture de cette ancienne salle des fêtes populaire devenue aujourd'hui le Studio national des arts contemporains. Le Fresnoy a connu son age d'or entre 1905 et 1984 lorsque les ouvriers et leurs familles s'y retrouvaient le dimanche pour danser la polka, voir des films, siffler les catcheurs ou patiner. On comptait jusqu'à 6000 spectateurs par dimanche mais les choses changent dès 1970 avec la fermeture des usines textiles, le développement des centres commerciaux à l'extérieur de la ville et la disparition des boutiques de quartier. Le lieu est chargé d'histoire et aussi bien l'aspect extérieur ultra moderne que l'intérieur offrant des volumes impressionnants et des poutres du siècle dernier me séduisent. Je ne savais pas ce qu'était ce lieu à l'origine et pourtant en marchant sur le plancher usé du balcon ceinturant la grande nef, j'ai cru entendre des rires et de la musique, si bien que je ressortais convaincu que ces murs dégoulinaient de bonne humeur.


A partir de ce symbole d'une façon de vivre en société passée (et c'est une époque que bien des tourquennois doivent regretter), l'architecte Bernard Tschumi a construit, à l'initiative d'Alain Fleischer (directeur du Fresnoy) une école d'un nouveau genre - un laboratoire d'expérimentations artistiques unique en Europe - dans un bâtiment de conception très originale. Le chantier de réhabilitation commencera à la fin des années 80 pour réoffrir les lieux au public en 1998. Je ne peux m'empêcher de faire un lien avec la Piscine de Roubaix qui elle aussi était un lieu populaire qui a su garder son âme et trouver une seconde jeunesse après une transformation habile et des plus esthétiques.

Pour en revenir au Fresnoy, je trouve géniale l'idée de ce toit métallique qui surplombe l'ensemble de l'ancien édifice et permet de créer entre l'ancien et le nouveau toit un niveau ouvert intermédiaire, véritable enchevétrement de passerelles, terrasses et escaliers suspendus. C'est d'ailleurs à ce niveau que se trouve le restaurant Le Festival où nous avons déjeuné : un cadre sympathique, des serveurs agréables, une cuisine fine (et bon marché car la formule est à 12 euros), le tout dans une ambiance un peu bobo et très agréable. Un café plus tard, nous voilà dans l'exposition "Londres Bombay, Victoria Terminus" de Patrick Keiller, présentée dans le cadre de Lille 3000. L'idée est de reconstituer en images la Victoria Terminus Railway station, gare de Bombay où circulent plus de deux millions de personnes par jour, et il faut dire que le Fresnoy s'y prête très bien !

Plongé au milieu de ces tranches de vie et l'ambiance dans les oreilles, on s'y croirait, on s'abandonne et on se surprend à être surpris par un indien qui semble nous fixer ! Sensation d'autant plus étrange quand on déambule sur le balcon, offrant une nouvelle vue sur l'exposition mais aussi un souvenir des origines festives et populaires du Fresnoy... Curieux mélange ! On perçoit aussi bien l'influence architecturale britannique qu'indienne dans le style inimitable de cette gare classée au patrimoine mondial de l'Unesco. Dans une plus petite salle - tout est relatif - on peut découvrir des images de Londres au siècle dernier. On perçoit bien les similitudes entre Londres et Bombay, l'on comprend que cela résulte d’impératifs économiques communs et que Bombay suit le même cheminement et passe surement aujourd'hui par les mêmes problèmes que la capitale du Royaume-Uni en son temps.