16 août 2007

Moins que zéro, Bret Easton Ellis

On continue dans les bouquins de l'été, de toutes façons tout le monde est parti en vacances... Ca fait un moment que j'entend parler de Bret Easton Ellis, tous ses écrits ont été adaptés en film et en particulier le fameux American Psycho (non j'ai pas peur de passer pour un tordu, j'ai adoré ce film)... Je profite donc de mes vacances pour emporter un de ses bouquins. Ne sachant lequel choisir devant les rayonnages du Furet, je prend son tout premier, Moins que zéro. J'ai bien entendu une idée de ce que je vais trouver dans le livre : un roman sur une jeunesse dépravée de la grande et belle Amérique, des histoires glauques, sexe, drogue et rock'n'roll...

Le pitch ? Une tranche de vie de Clay, un jeune et riche étudiant qui retourne dans sa ville natale, Los Angeles, pour les vacances d’hiver. Il passe la plupart de ses vacances à se rendre dans des fêtes et à se défoncer avec des amis, s'interroge sur sa relation avec sa petite amie, Blair, n'étant plus très sûr des sentiments qu'il éprouve pour elle. Il essaie de connaître les raisons de l’absence de contact avec son ami Julian, ce qui l’amène à découvrir que celui-ci en est venu à se prostituer pour assouvir sa dépendance à la drogue .Tout au long du livre, d’étranges évènements se produisent et Clay se sent de moins en moins à l’aise avec les gens qui l’entourent. La décadence, la violence et le non-sens du mode de vie des classes supérieures californiennes lui apparaissent peu à peu. [Source : Wikipédia]

Je commence donc à lire et ce qui me choque tout d'abord c'est la façon d'écrire, c'est saccadé, c'est haché, les scènes se succèdent à grande vitesse mais pourtant n'apportent pas grand chose à l'histoire. Les dialogues sont totalement dénoués d'intérêt, les situations se suivent et se ressemblent toujours (oh une fête, viens on va se bourrer la gueule et violer une fille !), on accumule les personnages en essayant de retenir leur prénom mais on se rend compte que ça ne sert à rien vu que rien ne sera développé autour d'eux. Le style est direct, la narration est sans cesse accompagnée de références musicales, ça me plaît mais j'ai l'impression que le récit tourne en rond. A vrai dire au bout de 50 pages je trouvais déjà que ça ne décollait pas et on en sera toujours au même point 200 pages après.

Le scénario tient sur un post-it, tout est répétitif, monotone et glauque, comme la vie des protagonistes. Si le but était de transmettre dans le style du livre l'existence dépravée de Clay et de critiquer cette société où des gamins en perte de repères ne font plus trop la différence entre bien et mal, ça a fonctionné... mais je crois bien que 50 pages auraient suffit. Seule évolution notable : à la fin Clay commence à se rendre compte que la drogue, le viol et la prostitution c'est peut-être pô bien... C'est pas trop tôt !

3 commentaires:

Panama The Great a dit…

Lire BEE c'est comme commettre un énorme péché. Plonger dans le mal et se sentir abandonné.

Un des plus grands romans de BEE. Et lis donc American Psycho, le film était nul !

L'écriture de BEE est semblable à Marguerite Duras : il pense plus à l'image qu'aux mots quand il écrit.

bref, je suis un fan de lui, mais tu l'avais compris, hein !

Félix a dit…

BEE est certainement l'un des auteurs contemporains que j'pprécie le plus, mais il faut bien avouer que j'ai beaucoup de mal avec Moins que zéro (que je suis actuellement en train de lire).

Son chef d'oeuvre : Glamorama, qui a été écrit bien plus tard et donc le scénario est beaucoup plus haletant. Meurtre, attaques térroristes, scènes de baise et tortures sont au programme...

Pour American psycho, je plussoie : le film était bien, mais incomparable au livre !

s a dit…

J'ai subi Les Lois de l'attraction.