06 septembre 2006

Oh bah à Lille y'a de la moule !


Bon alors pour ceux qui se demandent se que l'on entend par "tas de moules" en parlant de la Braderie de Lille, et bien il faut le prendre au premier degré : ce sont des montagnes de coquilles de moules. Voici donc le tas de moules du restaurant "Aux Moules", 34 Rue de Béthune à Lille, considéré comme une institution (photo prise le samedi en fin d'après-midi, donc encore tout petit) et c'est sûrement pour ça qu'il y a la queue pour y dîner le week-end de la Braderie. Je n'ai pas d'avis là dessus, je n'y ai jamais mangé et je me dis que l'on mange certainement aussi bien dans les nombreux autres restaurants que compte Lille.

J'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé l'origine d'un tel engouement pour les Moules-Frites ! Tout ce qu'on sait, c'est qu'en 1446 deux cabaretiers du nom de Gobin Maille et de Pierre Tramart désireux "de secourir de viandes aux personnes qui assisteront à la dite feste" obtiennent l’autorisation de faire marcher leur rôtisserie devant leurs maisons. Le mot "rôtir" en flamand se dit "braaden", d'où le terme actuel de "braderie" durant laquelle tout le monde sort tout et n'importe quoi sur son trottoir pour essayer de le vendre ! Elle commença notamment à virer au vide-grenier quand les domestiques obtinrent à leur tour le droit de vendre les objets usagés de leurs patrons entre le coucher et le lever du soleil. On parle de moules dans un numéro de l'Echo du Nord en septembre 1890, mais personne ne sait quand ni comment cette coutume débuta réellement. Ce qui est sûr c'est qu'elle est désormais le symbole de cette Braderie et qu'absolument tout le monde fait des Moules-Frites ce fameux premier week-end de septembre, j'ai encore pu le constater cette année en voyant les célèbres mollusques sur les terrasses du Buffalo Grill, des restaurants Thaï (avec du curry pour faire raccord), marocains et même des pizzerias ! Si vous avez une piste sur l'origine des Moules-Frites à la Braderie, n'hésitez pas à poster un commentaire pour éclairer notre lanterne parce que là, vraiment, on a pas d'idée !

5 commentaires:

Noa a dit…

De même en Savoie, la tartiflette ou mieux la croziflette sont totalement récentes...

Arnaud a dit…

hummmm on a peut être pas bien cherché mais à mon avis ca doit avoir une raison c'est l'enquete de l'année on a un an pour découvrir l'origine du tas de moules...
Peut être pour masquer les autres odeurs de kébab, d'urines, de transpiration, de vomis ????

edwoodjr a dit…

Cher Arnaud, ce n'est pas tant l'origine du tas de moules que l'on cherche : ça on le connait, avec l'essor des moules-frites les restos ne savaient plus où mettre les coquilles et la Mairie les a autorisé à les stocker sur le trottoir...

Par contre pourquoi un moules-frites ?! Pourquoi ne sommes nous pas restés à la rôtisserie des origines ? Ou alors un truc bien connu des Lillois comme un potchevlesh, une carbonade flamande ou même un welsh ?

niko a dit…

À mon avis c'est parce que, d'une c'est la saison de moules et de deux c'est moins cher qu'un potjevleesch. Et puis c'est plus pratique à manger (pas besoin de couverts...je me vois mal manger du pâté avec les doigts).
Brigitte Bardot pourrait être dans le coup: pour les trucs rôtis il faut de vrais animaux (cochons et autres) alors que la bonne vieille Brigitte qui n'a pas inventé l'eau chaude ne doit pas savoir que les moules sont aussi des bestioles...

Chris a dit…

Je pense que c'est du côté de la Belgique qu'il faut regarder.
Les moules frites sont une institution Belge. Et comme la Flandre n'est française que depuis louis XIV (ce qui est très récent) nos liens avec nos voisins belges sont très fort.