05 décembre 2005

Le Temps qui reste, François Ozon

Fin du film. Lumière de retour. Générique. Calme plat dans la salle, la plupart restent assis, j'attend la fin du générique. Fin de la bande, toujours dans mon trip, choqué par le film et/ou tout simplement touché. Vous vous ferez votre propre idée, je ne vais pas raconter des banalités, j'ai beaucoup aimé ce film, c'est tout. Au delà de l'histoire déjà émouvante et de l'interprétation juste de Melvil Poupaud, ça a fait remonté des souvenirs, rappelé des faits actuels et certainement le pire : imaginé le futur. Je ne veux rien entendre, rester avec le bruit des vagues dans ma tête, c'est tout ce que je demande.... mais UGC a la "bonne idée" d'enchaîner avec du jazz ! Au même moment une bande de mecs, apparemment gays, ne trouve rien de mieux à dire que des remarques sur le physique de l'acteur et sur le fait qu'il était moche à la fin du film (euh... ils ont compris l'histoire vous croyez ?). J'atteris dans la rue, j'entend desKlaxon au loin, à cet instant les guirlandes de Noël s'éteignent, là c'est sûr, ils se liguent pour que je lache mon trip. Je suis têtu. Je passe devant le kiosque qui fait cohabiter les titres "Sexe : retour de la partouze" et "Les écrits de la Bible". Les Beaux-Arts sont roses ce soir, c'est superbe. Je me rend compte qu'une sortie de la station de métro République donne dans un immeuble sur l'angle donnant Rue Gambetta alors qu'à gauche attendent des touristes anglais et qu'à droite des racailles glandent devant la préfecture, je les évite discrètement. Retour à la voiture, pas de musique en roulant, arrivée chez moi... écriture.

2 commentaires:

Alex a dit…

A te lire, on comprend que tu en es ressorti ému, bouleversé par ce film en tout cas.

Pour ceux qui ne l'ont pas vus, d'autres avis se trouvent sur mon blog page 9. ^^

Fred a dit…

Bouleversant tout simplement ...